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L’immobilier à l’ère du travail augmenté par l’IA De Bangalore à San Francisco, retour sur nos enseignements terrain…

Future Vision - Chapitre 5

Future Vision est un programme prospectif mené à l’échelle internationale par JLL depuis plus de 3 ans. Cette recherche vise à dresser un panorama des futurs possibles pour nos immeubles, en partant des grands facteurs de changement de nos sociétés pour imaginer les trajectoires de l’immobilier de demain.

Pour en savoir plus sur le projet, consultez nos quatre premiers chapitres proposant un volet introductif et des scénarios sur les enjeux technologiques, environnementaux et le commerce du futur.

Dans le papier que vous lisez aujourd’hui, un zoom sur l’avènement de l’assistance IA, la collaboration homme- machine et leurs implications possibles pour notre immobilier demain. Ces perspectives s’appuient sur deux explorations in situ au sein de hubs d’innovation majeurs aux Etats-Unis (San Francisco) et en Inde (Bangalore).

De ces expéditions, nous tirons des enseignements et des exemples tangibles de la façon dont l’IA est utilisée au sein d’une diversité d’organisations - comptant des emplois tertiaires comme non-tertiaires, et représentant des secteurs d’activité variés. Ces observations terrain nous permettent d’engager la réflexion sur les impacts possibles de l’IA sur le futur du travail. Et pour prendre de la hauteur sur les dynamiques à l’œuvre et tenter d’esquisser la façon dont elles pourraient se traduire dans l’Hexagone, nous avons convoqué deux experts de l’IA en France : Vincent Ducrey, Directeur du Hub Institute et du Paris Economic Forum et Narmadha Kamalakannan, Candidate au Doctorat au sein de l’Ecole des Ponts Business School et spécialiste de la culture organisationnelle à l’ère de l’IA. Nous les remercions pour leurs précieux éclairages.

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https://www.jll.com/fr-fr/insights/future-vision-real-estate

Future Vision : L’immobilier à l’ère du travail augmenté par l’IA

▶ �L’avenir du travail ne se décrète pas et ne se prescrit pas - il se vit. Alors, pour comprendre de quoi il se nourrit et quels chemins il pourrait prendre demain, nous nous sommes rendues dans deux des pôles technologiques parmi les plus avancés au monde : San Francisco et son emblématique Silicon Valley, et Bangalore, bouillonnant laboratoire d’innovation situé au sud de l’Inde. Une façon de nous interroger sur les mutations à l’œuvre et de considérer les choix d’avenir qui s’offrent aux organisations que nous accompagnons en France et dans le monde.

▶ �Adossés à l’expertise de la communauté de chercheurs JLL, qui compte plus de 500 membres à travers le monde, ces voyages d’exploration au sein de deux épicentres de l’IA nous ont permis de rencontrer plus de 40 organisations - investisseurs, incubateurs, grandes entreprises, start-ups, prestataires de services, entreprises de robotique, pouvoirs publics, think tanks, universitaires. Ce que nous tirons de ces expériences, c’est l’impression d’une transformation aussi bien de la façon de travailler que de la façon dont les entreprises s’organisent et aménagent leurs lieux de travail. Un bouleversement auquel nous devons nous préparer.

Avant-propos

L’IA, révolution ou nouvelle vague de digitalisation du travail ?

Nous sommes entrés dans une véritable course à l’Intelligence Artificielle. Contrairement à la vague digitale d’il y a une dizaine d’années, où il s’agissait surtout d’accélérer la transformation, il y a désormais un sentiment d’urgence dans beaucoup d’entreprises. Certaines ont le sentiment que ne pas s’adapter rapidement pourrait les rendre obsolètes.

Vincent Ducrey, Directeur du Hub Institute et du Paris Economic Forum

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Future Vision : L’immobilier à l’ère du travail augmenté par l’IA

▶ �La région de San Francisco propose un modèle d’innovation fondé sur une vélocité extrême et une intensité du travail, qui nécessitent un accès privilégié et foisonnant aux cerveaux, aux capitaux et aux partenaires stratégiques. Pour les entreprises, les cycles de marchés sont désormais de 18 mois maximum, un rythme qui bouscule le rapport au temps immobilier et à ses durées d’engagements traditionnels.

▶ �Du côté de Bangalore, nous avons découvert une dynamique de « citoyen développeur », plus distribuée, qui vise le déploiement à grande échelle, et l’utilisation de l’IA pour remonter la chaîne de valeur. Celle-ci poursuit une stratégie d’optimisation des coûts et l’établissement de viviers de talents mieux formés et issus des partenariats avec les grands établissements d’enseignement supérieur - pour proposer des livrables de meilleure qualité à coûts maîtrisés.

Pas de voie universelle, mais une multiplicité de trajectoires pour adapter sa stratégie immobilière au travail augmenté

▶ �Face à ces deux modèles, la France et l’Europe devront inventer leur propre trajectoire. Ni la concentration élitiste de la Silicon Valley, ni la distribution massive de Bangalore ne correspondent exactement à nos réalités. La France dispose d’atouts structurels qui pourraient se transformer en avantages compétitifs : un cadre réglementaire exigeant (AI Act, RGPD) gage de confiance et de durabilité ; une conscience environnementale aiguisée face aux enjeux énergétiques de l’IA ; et une culture du dialogue social qui impose une approche plus inclusive de la transformation. Cette voie reste à construire, et c’est précisément l’objet de cette recherche : identifier les signaux faibles qui permettront aux organisations françaises de tracer leur propre chemin dans le nouveau monde du travail augmenté.

Flore Pradère et Diana Naït-Belkacem

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Future Vision : L’immobilier à l’ère du travail augmenté par l’IA

Au-delà des talents : l’accès aux infrastructures et l’élasticité des portefeuilles, nouveaux critères stratégiques

Des pyramides aux réseaux : accompagner la mutation organisationnelle via la refonte des lieux de travail du collectif

Des exécutants aux orchestrateurs : concevoir l’environnement de travail de l’humain augmenté

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Nos enseignements clés L’IA transforme trois dimensions fondamentales qui redéfiniront les stratégies immobilières demain : les critères de localisation, l’organisation du travail collectif, et les modes d’interaction humain-machine. Ces mutations appellent à une refonte profonde de la façon dont nous concevons les environnements de travail.

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Au-delà des talents : l’accès aux infrastructures et l’élasticité des portefeuilles, nouveaux critères stratégiques Historiquement, les choix d’implantation s’articulaient autour de deux logiques : la concentration dans les grands pôles d’innovation pour accéder aux talents d’élite, ou la distribution géographique pour optimiser les coûts et élargir les viviers de compétences.

L’IA ajoute désormais une troisième dimension : la qualité et la disponibilité des infrastructures physiques et énergétiques. Les organisations devront demain orchestrer leurs portefeuilles selon trois logiques complémentaires : l’accès aux talents, la scalabilité des opérations, et la fiabilité infrastructurelle. Cette triple équation aura des implications majeures sur les stratégies de portefeuille et les critères d’évaluation des actifs.

L’élasticité des portefeuilles requise pour faire face aux cycles business raccourcis invitera également à opter pour une plus grande flexibilité contractuelle et des immeubles modulaires et faciles à redéployer au rythme de l’évolution des organisations.

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Des pyramides aux réseaux : accompagner la mutation organisationnelle via la refonte des lieux de travail du collectif L’IA déconstruit progressivement les hiérarchies traditionnelles au profit d’organisations en réseaux, aplaties et interdépendantes. Les environnements physiques, historiquement pensés pour des structures hiérarchiques et silotées, devront évoluer pour soutenir des modes de fonctionnement plus fluides et collaboratifs.

Mais contrairement à l’hypothèse d’une dispersion géographique accrue, l’IA intensifiera le besoin de présence physique. Non pas pour exécuter des tâches, mais pour créer l’alignement stratégique, la confiance mutuelle et la transmission culturelle que les machines ne peuvent produire. Cette réalité modifiera les typologies d’espaces demain : zones d’équipes autonomes resserrées, lieux d’alignement collectif, environnements de collaboration inter-organisationnelle sécurisés.

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Des exécutants aux orchestrateurs : concevoir l’environnement de travail de l’humain augmenté Les salariés se muent en “orchestrateurs sachants” de systèmes IA, faisant émerger de nouveaux rôles professionnels et de nouveaux besoins spatiaux. À mesure que l’IA assume les tâches opérationnelles, trois nouveaux profils apparaissent : les concepteurs (ceux qui dessinent l’architecture du système), les bâtisseurs (ceux qui le construisent concrètement) et les orchestrateurs

(ceux qui les font vivre opérationnellement au quotidien) de systèmes d’IA. Chacun requiert des environnements de travail spécifiques.

Plus fondamentalement, les interactions humain-machine s’affranchiront demain des interfaces traditionnelles clavier-écran pour adopter des formes plus intuitives : commandes vocales, contrôles gestuels, environnements conversationnels. Les espaces professionnels devront s’adapter à ces nouvelles modalités. L’enjeu immobilier deviendra double : créer des environnements qui optimisent la collaboration humain- machine, tout en répondant au besoin accru de performance cognitive.

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L’IA accélèrera demain la redéfinition des stratégies immobilières

01 En matière de localisation, c’est concentration vs. distribution San Francisco et Bangalore sont de bons exemples de la façon dont l’IA pourrait faire évoluer les choix d’implantation des organisations à travers le monde. Ces dynamiques inciteront demain à repenser de façon globale et prospective les stratégies de localisation et la flexibilité des portefeuilles immobiliers.

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Ce modèle qui tire parti de l’IA pour asseoir sa croissance économique et son intégration au marché mondial pourrait s’exporter dans plusieurs pays émergents. De nouveaux pôles d’excellence pourraient ainsi apparaître en Europe de l’Est, en Asie du Sud-Est ou encore en Amérique latine avec une approche plus diversifiée des tâches réalisées, dépassant les simples opérations de back-office auxquelles les centres d’expertises sont traditionnellement cantonnés.

Entre San Francisco et Bangalore, une troisième voie ? Celle de localisations choisies pour leur accès aux infrastructures. A San Francisco comme à Bangalore, nos échanges mettent en lumière le poids croissant de la disponibilité et de la qualité des infrastructures dans les décisions d’implantation. Un facteur qui, parfois, peut l’emporter sur l’accès aux ressources traditionnelles - humaines ou financières. Cette situation, Manish Sonkar, PDG de NeoEnrg, start-up spécialisée dans les solutions d’énergies vertes basée à Bangalore, la résume en ces termes : « Cette course à l’IA n’est rien d’autre qu’une course à l’accès à l’énergie. » Un constat que Robert Cormican confirme à San Francisco : « Les gens sous-estiment à quel point l’IA reste dépendante de l’infrastructure physique. » Finalement, la variable infrastructurelle pourrait ouvrir la voie à des arbitrages plus nuancés en matière de « talents vs. coûts », en positionnant l’infrastructure comme nouveau critère incontournable des politiques immobilières. Cette dynamique optimiserait les choix d’implantation en fonction de la qualité et de la stabilité du réseau, de la disponibilité énergétique ou encore d’une règlementation favorable – incitative ou sécurisante - en matière d’IA pour les entreprises.

Des hubs d’innovation renforcés, s’appuyant sur l’attraction mutuelle entre entreprises de pointe et réservoirs de talents. San Francisco et la Silicon Valley illustrent parfaitement ce phénomène, comme l’explique Robert Cormican, PDG et fondateur de Forge Robotics, lors de notre visite de son garage industriel : « Pour proposer des innovations de rupture, San Francisco offre la convergence optimale entre disponibilité de capital, concentration de compétences, et présence de partenaires de confiance. » On peut imaginer que cet effet de polarisation s’intensifiera et se diffusera à d’autres géographies dans les prochaines années, créant de nouveaux clusters de compétitivité et renforçant les places fortes actuelles de l’innovation. New York, Londres, Paris ou Tokyo devraient ainsi voir leur pouvoir d’attraction conforté. D’autres localisations secondaires, comme Austin, Copenhague et Brisbane, pourraient aussi se distinguer et connaître un développement accéléré.

Les centres d’excellence en réseaux qui continueront de se déployer. Du côté de Bangalore, nous avons pu observer cette dynamique de passage à l’échelle, avec des organisations qui gagnent en productivité du fait d’un accès privilégié aux bonnes compétences et infrastructures, leur permettant de réaliser des tâches de plus en plus complexes à des coûts optimisés. Harsha Arora, Responsable de pôle au sein du centre d’excellence global du groupe pharmaceutique Merck, nous décrit cette dynamique : « Nous sommes passés d’un support purement transactionnel à des rôles plus pointus. En fournissant un service de qualité, nous avons gagné le droit d’entrer dans la course, avons pu remonter la chaîne de valeur globale et gagner la confiance nécessaire pour pouvoir innover. »

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▶ �Dans les prochaines années, les organisations les mieux préparées au déploiement de l’IA seront celles capables de faire évoluer leur portefeuille en fonction de ces 3 composantes : des pôles de talents pour favoriser les innovations de rupture, des centres d’excellence pour réaliser des économies d’échelles, et des implantations optimisées pour leurs activités technologiques les plus énergivores. Pour se faire, elles devront cartographier les activités réalisées et les environnements infrastructurels disponibles afin de favoriser la combinaison la plus compétitive.

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L’Europe a-t-elle commencé sa révolution de l’IA ?

Le PACT de l’Union européenne montre que les entreprises seules ne peuvent pas relever le défi de la transformation du travail. Entreprises, universitaires et pouvoirs publics doivent travailler de concert et les formations à l’IA ne doivent pas uniquement répondre aux réflexions internes d’une entreprise, mais bien à une réalité de marché plus globale. C’est ce qui permettra à l’Europe de véritablement se prépar- er pour l’avenir. Narmadha Kamalakannan, Candidate au Doctorat, Ecole des Ponts Business School Autrice experte de la culture organisation- nelle à l’ère de l’IA

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Visuels créés avec l’aide de l’IA générative d’Adobe Firefly.

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Au-delà de la flexibilité accrue des portefeuilles, cette stratégie de l’agilité et du compromis pourrait accroître la demande pour certains types d’espaces :

▶ �Des espaces de travail pré- équipés et prêts à l’emploi en quelques semaines,

▶ �Des bâtiments reconfigurables capables de soutenir les pivots organisationnels et le redéploiement d’équipes,

▶ �Des environnements hébergeant l’ensemble de la chaine de valeur organisationnelle – des fonctions tertiaires aux fonctions terrain, afin de soutenir des cycles de décision et d’exécution compressés et d’optimiser la collaboration entre fonctions.

A cycles de marchés compressés, portefeuille sous le signe de l’élasticité… La course mondiale à l’IA accélère les cycles de marché, venant défier les horizons de planification et d’engagement immobiliers traditionnellement pensés sur le long-terme. Cette tension court-terme vs. long-terme, déjà accrue en environnement économique instable et chahuté, pourrait redéfinir les stratégies immobilières des entreprises.

À San Francisco, où les cycles de marchés sont passés de 3-5 ans à 18-24 mois, Gadi Amit, PDG de NewDealDesign, observe : « L’horizon temps des entreprises en matière d’innovation est désormais à 18 mois. Le succès sur le marché exige une excellence immédiate, sans possibilité d’itération. »

Dans cette quête d’élasticité, les entreprises miseront sur des stratégies immobilières hybrides, afin de pouvoir s’adapter aux nouvelles réalités opérationnelles. Elles seront probablement de plus en plus nombreuses à vouloir allier engagements durables pour répondre à des besoins pérennes, et modalités de contractualisation plus flexibles afin de pouvoir répondre à des scénarios d’évolution plus ouverts. Les tendances actuelles devraient donc s’accentuer, autour de clauses rendant possible la rupture avant terme, ou de baux plus courts mais assortis d’options de prolongement.

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L’IA transformera les organisations en réseaux, appelant à reconfigurer les espaces d’équipes

02 Des organisations pyramidales… aux organisations en réseaux Nos explorations terrain aux Etats-Unis et en Inde ont mis en lumière un processus qui pourrait transformer la physionomie même des équipes au sein des entreprises ayant déployé l’IA à grande échelle. Ce changement se caractérise par l’horizontalisation des fonctions et des relations, mues en constellations mouvantes de compétences et de personnes. Un processus qui pourrait qui pourrait demain se traduire dans la conception des espaces.

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A San Francisco comme à Bangalore, nous avons pu constater, in situ, la mutation des structures hiérarchiques. Barry Katz, professeur de design industriel et interactif à l’Université de Stanford, évoque la tendance : « Les structures organisationnelles s’aplatissent, éliminant les couches intermédiaires. » Thiago Da Costa, PDG et fondateur de DataGrid, start-up d’agents IA dans la construction, relate sa propre expérience d’une organisation non hiérarchique où l’IA façonne le travail et la collaboration : « Nous n’avons pas de strate intermédiaire, seulement des contributeurs individuels. L’IA est aujourd’hui capable de fournir de meilleurs retours aux équipes qu’un management médiocre. » Tandis que l’on parlait déjà de l’entreprise libérée il y a quelques années, dans la décennie à venir, ce nouveau chamboulement hiérarchique pourrait être porté par le facteur technologique et gagner en intensité à mesure que l’IA fera évoluer les collaborateurs vers des rôles de contributeurs individuels. Ces derniers seront désormais en charge de missions de coordination, de supervision et de décisions auparavant exclusivement dévolues aux managers, et dont le rôle devra lui aussi se réinventer.

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Quid des managers ?

On parle beaucoup de la fragilisation du travail des jeunes entrants sur le marché. C’est vrai que c’est une préoc- cupation majeure, mais je pense que c’est le middle management qui va le plus pâtir de la révolution de l’IA. En effet, la logique d’encadrer des gens dont le travail va devenir de plus en plus autonome va être largement percutée. Globalement, on aura les entrants qui apprendront nativement à travailler avec l’IA et la direction qui pilotera la stratégie. Entre les deux, quel sera le rôle du middle management ? C’est vraiment un sujet sur lequel les organisations devront se pencher attentivement. Vincent Ducrey, Directeur du Hub Institute et du Paris Economic Forum

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L’IA, ou le paradoxe d’un besoin accru de présentiel. On aurait pu croire que les collaborateurs augmentés par l’IA opèreraient plus à distance des murs de l’entreprise. Pourtant, ce dont témoignent les acteurs que nous avons rencontrés, c’est l’idée qu’une adoption réussie de l’IA va de pair avec un besoin accru de collaboration interpersonnelle. La situation des bureaux dans la région de San Francisco semble valider ce postulat : un temps vidés de leurs occupants dans le sillage de la crise Covid et du télétravail généralisé, les immeubles de bureaux connaissent une forme de renaissance aujourd’hui, nourris par l’essor des entreprises de l’IA qui attendent de leurs équipes une grande intensité de travail sur site, non pour des arguments de contrôle mais d’efficacité du travail collaboratif. Beaucoup appliquent la règle du « 9-9-6 » : travailler de 9h du matin à 9h du soir, 6 jours sur 7. Comme Thiago Da Costa, PDG et fondateur de DataGrid le reconnait : « La culture du travail à distance est un véritable défi pour maintenir l’engagement des gens. Je ne pense pas que les équipes dispersées soient si efficaces. La complexité que nous abordons avec l’IA est telle que nous avons besoin de partager et de croiser les perspectives. » Ce constat, nous avons également pu le faire à Bangalore, où le retour au bureau devient un fer de lance de la croissance actuelle, drainée par l’économie du secteur tech.

L’avenir des entreprises appartient aux petites équipes ! Dans des organisations rendues plus horizontales par l’intégration de l’IA, le découpage des tâches et la distribution des activités consacre un fonctionnement en équipe plus resserrée, comme en atteste Sviat Dulianinov, PDG de Bright Machine, une entreprise de robotique qui automatise la production de data centers : « L’automatisation de la fabrication permet à des équipes plus petites et plus agiles d’accroître leur performance opérationnelle en pariant sur l’économie d’échelle. » Mais l’organisation du travail en équipes réduites ne signifie pas pour autant un moindre besoin d’espace, car la collaboration devient plus intensive, plus étroite et les espaces et équipements doivent accompagner toutes les étapes du travail, de la réflexion à la réalisation.

Hier « tous spécialisés », demain « plus diversifiés ». Autre transformation notable, on assiste à une dissolution des frontières entre les fonctions que les salariés, assistés de l’IA, peuvent désormais exercer. On sort de la logique classique du « 1 poste = 1 expertise = 1 salarié » pour aller vers un modèle plus multifacettes, dans lequel les salariés ne se caractérisent pas par leur spécialisation mais au contraire par une plus grande polyvalence, soutenue par l’IA. Alex Kass, Directeur du Accenture Lab San Francisco, nous parle de ce changement de paradigme : « Demain, nous passerons d’un modèle de ‘contributeurs individuels’ à un modèle de ‘managers d’agents d’IA’ –. Cela créera des interactions plus riches et plus diversifiées. » Pour accompagner cette fluidité des rôles, l’organisation spatiale devra devenir plus ouverte et moins cloisonnée.

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Des espaces protéiformes pour des organisations plus fluides Les transformations organisationnelles que nous avons observées plaident pour une mutation profonde des espaces et de la façon dont ces derniers peuvent soutenir les flux du travail. Dans les prochaines années, un nombre croissant d’organisations pourrait convertir leurs aménagements fixes, auparavant structurés par départements, en environnements capables de se reconfigurer au gré de l’évolution des équipes et des projets.

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Ces nouvelles configurations comprendront :

▶ �Des zones d’équipes autonomes, au format de « petits appartements », aménagés pour répondre aux besoins de vie et de travail d’une équipe resserrée tout au long de la journée.

▶ �Des postes de travail de « contributeurs individuels » permettant une bascule facile entre moments de réflexion stratégique, de mise en œuvre technique et de décision collective. Ils prendront la forme d’environnements spécifiquement pensés pour l’interaction humain-IA, dotés d’interfaces multimodales, d’un réseau de haute qualité et d’une assistance robotique performante.

▶ �Des zones de collaboration partenariale privilégiée : des espaces physiques et numériques conçus pour la confidentialité du travail inter-organisationnel offrant des gages de sécurité - contrôles d’accès, réseau sécurisé et de qualité, etc. - pour favoriser la confiance et l’innovation collaborative avec des start-ups, partenaires, étudiants liés à l’écosystème organisationnel.

Entre centre de commande stratégique et « appartements » d’équipes augmentées, le plateau de bureaux de demain reste à réinventer*

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Les salariés deviendront des orchestrateurs du travail, et les postes de travail des espaces de collaboration augmentée

03 Avec l’IA, 3 nouveaux profils de collaborateurs émergent… Dans le sillage de la révolution des structures organisationnelles, c’est aussi la révolution des modes d’interactions entre l’humain et la technologie qui se joue. En la matière, nous avons pu identifier 3 façons de « collaborer » avec la machine, convoquant autant d’environnements de travail différents.

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▶ �Les concepteurs de systèmes : Certains salariés occupant des fonctions auparavant opérationnelles, ont vu leur rôle évoluer en orchestrateurs stratégiques. Venkatesh Kumar, PDG de StackBox, acteur technologique du secteur logistique spécialisé dans la livraison du dernier kilomètre à Bangalore, l’exprime ainsi : « L’avenir appartient à ceux qui pensent le système – des professionnels capables de se projeter, de réfléchir stratégiquement et d’orchestrer des écosystèmes de travail entiers. Ces profils comprennent non seulement comment construire ou exploiter une IA, mais également comment concevoir et orienter ces systèmes pour servir des objectifs commerciaux. » Ces concepteurs de systèmes ont besoin d’espaces de travail qui accompagnent et facilitent les processus de décisions complexes. Cela passe par des options de visualisation et de conception poussées.

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Les véritables gains de l’IA : productivité ou créativité ?

Le sujet de l’IA ne se limite pas à la productivité. Les gains de temps et d’efficacité existent déjà et vont continuer, mais ils finiront probablement par atteindre un plateau. Ce qui devient vraiment intéressant, c’est la dimension créative. Les personnes qui aiment réfléchir, imaginer et créer vont pouvoir aller beaucoup plus loin dans leur raisonnement et leurs idées grâce à l’IA. Vincent Ducrey, Directeur du Hub Institute et du Paris Economic Forum

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▶ �Les bâtisseurs de systèmes : Ces salariés capitalisent sur la création d’une architecture de travail, d’un cadre d’interaction et de collaboration humain-machine optimisé. Gregory Renard, architecte d’IA associé à l’Université de Stanford, nous résume ce nouveau modèle de travail qu’il pratique « Aujourd’hui, je crée mes assistants IA - je n’embauche plus d’assistants parce que je perds trop de temps. » Pour accompagner l’émergence de ces bâtisseurs de systèmes dans les prochaines années, les organisations auront besoin d’espaces d’expérimentation et de prototypage rapide et de zones de développement pour concevoir leurs interfaces de travail.

▶ �Les orchestrateurs de systèmes : L’automatisation d’un grand nombre de tâches opérationnelles ne signifie pas pour autant que le rôle des humains disparaît. Pour fonctionner efficacement, ces systèmes ont besoin d’opérateurs en charge de leur supervision et d’un œil critique sur les tâches réalisées par l’IA. Ces salariés devront disposer de zones spécifiques pour pouvoir effectuer des contrôles de qualité et assurer une exécution autonome des tâches confiées aux IA avec une possibilité d’intervention en cas de besoin.

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Avec ces modèles, doit-on s’attendre à plus ou à moins de travail ?

L’intensité du travail augmente à mesure que nous devenons des orchestrateurs d’IA. La grande majorité des travailleurs manque de temps/d’énergie face à l’intensification des demandes qui leur sont adressées. Pour bâtir des communautés de travail durables, les organisations doivent penser au-delà de la productivité. Narmadha Kamalakannan, Candidate au Doctorat, Ecole des Ponts Business School Autrice experte de la culture organisationnelle à l’ère de l’IA

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Penseurs de systèmes, bâtisseurs et orchestrateurs : à chacun son mode d’interaction avec la machine*

Alors, quelles sont les compétences clés de demain ?

A l’avenir, l’enjeu sera de développer, non plus des ‘soft-skills’, mais des méta-compétences : la pensée critique, l’intelligence culturelle, la capacité d’apprentissage, et la pensée systémique seront structurantes pour composer avec l’IA. Finalement, ce qui comptera, c’est votre capacité d’innovation, votre jugement et votre capacité de collaboration interculturelle. Ces éléments devront guider l’évolution des profils de postes et définiront le succès des organisations. Elles devront faire coïncider levier technologique et humain pour perdurer et ne pas se faire dépasser. Narmadha Kamalakannan, Candidate au Doctorat, Ecole des Ponts Business School Autrice experte de la culture organisationnelle à l’ère de l’IA

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Au-delà des claviers et des écrans : l’avènement des environnements conversationnels…

L’une des transformations les plus marquantes que nous avons observées à l’occasion de nos voyages concerne l’évolution des modes d’interaction humain-IA, qui sortent des interfaces digitales traditionnelles pour adopter des formes plus intuitives et intégrées. Alex Kass, Directeur d’Accenture Lab San Francisco nous explique : « Il s’agit d’une réinvention complète de ce que signifie le travail, au-delà de la simple réplication des processus organisationnels. Nous faisons de la neuro-détection à travers des appareils intelligents, créant des expériences enrichies qui aident l’IA à devenir plus pertinente pour aider les collaborateurs à mieux travailler avec la machine et les uns avec les autres. » Ses recherches nous permettent d’entrevoir un futur prometteur, à condition d’être pensé avec soin : l’IA demain pourra lire les visages des collaborateurs, détecter la fatigue cognitive, le désengagement en temps réel, et ajuster automatiquement son propos, ses contenus et son rythme selon l’état émotionnel et cognitif de l’interlocuteur. Cette capacité pourrait radicalement transformer la relation homme- machine : l’IA deviendra empathique, adaptative.

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Comment cela pourrait-il se matérialiser demain ?

▶ �Conception acoustique soutenant un dialogue prolongé avec l’IA sans perturber le travail collaboratif environnant

▶ �Installations favorisant la performance cognitive : environnements sensoriels inclusifs et diversifiés, permettant aux collaborateurs de passer aisément d’une tâche à l’autre et de se régénérer face à une IA « qui ne s’arrête jamais »

▶ �Environnements apprenants : Avec l’IA, les organisations deviennent des hubs de formation et d’apprentissage collectif formel ou informel. A l’avenir, on pourrait voir fleurir des systèmes de captation de la connaissance organisationnelle – réunions de gestion de crise, sessions de travail, moments de créativité - intégrés aux installations, muant les espaces en vecteurs de mémoire et de transmission.

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Vers une nouvelle collaboration humain-machine Finalement, la plus grande difficulté des organisations qui ont déployé l’IA reste de parvenir à concevoir des environnements physiques qui soutiennent à la fois les capacités d’exécution de l’IA, la créativité humaine et la prise de décision collaborative.

A San Francisco comme à Bangalore, nous avons observé des investissements conséquents dans des espaces conçus pour optimiser cette double performance : de l’humain et de la machine – qu’il s’agisse d’IA générative, d’agents IA ou de robots. Les tâches se répartissent désormais entre traitement de l’information par l’IA et réflexion stratégique par les collaborateurs. Les lieux de travail doivent accompagner cette nouvelle répartition des rôles et, surtout, faciliter la collaboration humain-machine.

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Ça ressemble à quoi un environnement apprenant ?

Dans mon ancienne entreprise, nous organisions des “vendredis de l’IA” en présentiel sur nos sites principaux en Inde. Des collaborateurs expérimentés se réunissaient pour tester des outils d’IA et en accélérer l’adoption collective. Ce type d’écosystème crée une appétence et garantit une sécurité psychologique : il encourage les salariés à être curieux vis-à-vis de l’IA, plutôt qu’à en avoir peur. Narmadha Kamalakannan, Candidate au Doctorat, Ecole des Ponts Business School Autrice experte de la culture organisationnelle à l’ère de l’IA

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On pourrait ainsi voir nos espaces évoluer vers le zonage suivant :

▶ �Des zones de travail intensif : Espaces individuels pensés pour l’interaction intensive homme-IA, dotés d’interfaces de communication intuitives - commandes vocales, contrôles gestuels, environnements conversationnels - et d’assistance robotique pour une collaboration avancée sur les sujets complexes.

▶ �Des zones d’intelligence collective : Espaces projets où les équipes travaillent simultanément avec des IA génératives, des agents IA et des robots, offrant des environnements de visualisation synchronisées avec la machine.

▶ �Des zones de créativité et d’idéation : Environnements conçus pour améliorer les capacités créatives que l’IA ne peut pas reproduire, reposant sur un environnement low-tech - éclairage naturel, conception biophilique, accès à la nature, configurations spatiales flexibles pour favoriser la réflexion humaine.

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Autant de nouveaux espaces qui restent à inventer…

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soutenabilité environnementale, transformation en profondeur et inclusion sociale. Cette troisième voie reste à construire, mais elle pourrait s’avérer la plus pérenne dans le nouveau monde du travailleur augmenté.

Et s’il appartient désormais à chaque organisation de tracer son propre chemin dans l’adoption de l’IA et de faire évoluer son portefeuille en conséquence, cette transition ne se fera pas sans les individus. Car cette dernière est d’abord humaine avant d’être immobilière. Toutes les entreprises que nous avons rencontrées nous le rappellent : le cadre managérial et culturel doit être sécurisant et inclusif pour que le changement soit réellement accompagné et bénéfique à tous, au sein de l’organisation.

Notre recherche menée sur le terrain entre San Francisco et Bangalore a mis en évidence l’actualité d’une transformation du travail qui fait beaucoup parler mais dont nous peinons encore à documenter les conséquences immobilières pour les entreprises. Or, les signaux faibles collectés dans ces deux hubs d’innovation nous indiquent que les implications opérationnelles de l’IA pourraient modifier en profondeur les schémas immobiliers classiques des organisations - localisation, choix d’infrastructures, aménagements, équipements. Autant de paramètres qui, s’ils sont maîtrisés, pourront transformer la stratégie immobilière en véritable avantage concurrentiel pour les entreprises demain.

Dans les prochains mois et les prochaines années, la capacité des infrastructures physiques à accompagner ces nouveaux modes de travail pourrait faire la différence. Les entreprises européennes, et françaises en particulier, ont massivement investi ces dernières années dans la réversibilité de leurs immeubles, l’accompagnement d’un modèle de travail hybride équilibré et des environnements favorisant le bien- être — autant d’acquis qui trouveront demain une pertinence renforcée face aux enjeux de surcharge cognitive et de collaboration intensive imposés par l’IA. Le défi pour l’Europe n’est donc pas de copier, mais de composer son modèle : articuler vitesse d’adaptation et résilience organisationnelle, performance technologique et

Perspectives : L’IA, une donnée stratégique pour le portefeuille immobilier des entreprises demain

Future Vision : L’immobilier à l’ère du travail augmenté par l’IA

L’IA, une révolution finalement plus culturelle que technologique ?

La culture d’abord, la technologie ensuite. Si vous parvenez à faire dialoguer stratégie organisationnelle et positionnement individuel, vous n’aurez pas de mal à garder vos salariés. C’est une question de sens, pas uniquement de nouveaux outils. Narmadha Kamalakannan, Candidate au Doctorat, Ecole des Ponts Business School Autrice experte de la culture organisationnelle à l’ère de l’IA

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À propos de JLL

Depuis plus de 200 ans, JLL (NYSE : JLL), l’un des leaders mondiaux du conseil et de l’investissement en immobilier d’entreprise, aide ses clients à acheter, louer, construire, aménager et développer les actifs immobiliers tertiaires, commerciaux, industriels, hôteliers ou résidentiels. Entreprise classée au Fortune 500, implantée dans plus de 80 pays dans le monde, avec un chiffre d’affaires annuel de 26,1 milliards de dollars, JLL compte plus de 113 000 collaborateurs qui associent approche globale et expertises locales. Animés par une mission commune, façonner le futur de l’immobilier pour un monde plus durable, nous aidons nos clients et tous les acteurs de notre écosystème à éclairer l’avenir de l’immobilier : SEE A BRIGHTER WAY. JLL est une marque déposée de Jones Lang LaSalle Incorporated. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site jll.com.

© 2026 JONES LANG LASALLE. Tous droits réservés. Ce rapport a été préparé uniquement à des fins d’information à un instant T et ne prétend pas nécessairement être une analyse complète des sujets abordés, qui sont par nature évolutifs. Il a été basé sur des sources que nous pensons fiables, mais dont nous n’avons pas vérifié l’indépendance. Nous ne garantissons donc pas que les informations contenues dans le rapport sont exactes ou complètes. Toutes les opinions exprimées dans le rapport reflètent notre avis à cette date et sont susceptibles d’être modifiées sans avertissement préalable. Les déclarations prospectives impliquent des risques et des incertitudes connus et inconnus qui peuvent faire en sorte que les réalités présentes ou futures soient sensiblement différentes de celles impliquées par ces déclarations prospectives. Les conseils que nous donnons aux clients dans des situations spécifiques peuvent différer des opinions exprimées dans ce rapport. Aucuns investissements ou autres décisions commerciales ne doivent être uniquement fondés sur les opinions exprimées dans ce rapport.

Les visuels de ce document ont été créés avec l’aide de l’IA générative et l’utilisation de la fonction IA générative d’Adobe Firefly.

Contacts Recherche

Flore Pradère Research Director Global REMS Research flore.pradere@jll.com

Diana Naït-Belkacem Research Manager Global REMS Research diana.nait-belkacem@jll.com

Contacts Business

Rémi Calvayrac Directeur Work Dynamics remi.calvayrac@jll.com

Valéry Guesné Directeur Design Studio Tétris France vguesne@tetris-db.com

Benoit Delattre Directeur Consulting benoit.delattre@jll.com

Anthony Morgado Directeur Smart Building anthony.morgado@jll.com

À propos de la Recherche JLL

Les équipes Recherche de JLL mettent à

votre disposition les informations, analyses

et perspectives clés du secteur, par le biais

d’études thématiques, de rapports de marché

et de services. Ces productions dressent un

portrait dynamique de l’immobilier d’entreprise

d’aujourd’hui et identifient les défis et les

opportunités de demain. Nos 480 chercheurs

à l’échelle mondiale suivent et analysent les

évolutions économiques, sociologiques et

immobilières pour anticiper les tendances

futures dans plus de 60 pays, et produire des

contenus de qualité, à la fois locaux et mondiaux.

Notre recherche et nos expertises, alimentées

par des informations en temps réel, des bases

de données riches et fiables, des enquêtes

qualitatives en profondeur et un réseau mondial

de passionnés, offrent à nos lecteurs et nos

clients un véritable avantage concurrentiel pour

éclairer leurs réflexions et contribuer à la réussite

de leurs projets immobiliers.


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